Quand, soudain Rosalie découvre le NJF

Pantalon noir, tee soir noir sont de mise pour ma première soirée au NJF, histoire de me fondre dans la foule. Sauf que voilà, bien des gens sont habillés en noir, et il me faudra bien du temps pour tilter, et comprendre que noir = uniforme du staff. M’en bati !! comme on dit si bien à Nice. 


Balade dans le site qui se limite, pour moi, à la Place Masséna, les espaces verts où certains ont déjà en main quelques Ecocup emplis de bière ou autre boisson alcoolisée, ou pas. Un tour vite fait à l’espace presse, une bise à B, et me voilà partie sur le parvis Masséna pour attendre Neneh Cherry. Il est presque 20 heures, y a du monde mais pas trop.


Mes rencontres sont toutes aussi fabuleuses qu’étranges : une spectatrice qui a dû confondre la plage et le concert est tranquillement installée sur sa serviette de bain, une autre est en train de prier, ou de manger ou encore est elle l’héroïne de Prie, Mange et Aime :  un livre à lire absolument, ou un film à voir pour ceux qui n’aiment pas la lecture. 


Le public est plus proche de la quarantaine que de la cinquantaine, mais ils ont le flow de leur jeunesse qui se réveille en eux. Neneh arrive, drôlement vêtue : une longue tunique blanche sous laquelle se cache un cycliste bleu , le tout caché sous une veste crème écru qu’elle aura vite fait d’enlever pour faire le show, car oui ok, c’est pas ma génération mais la Nenehte assure et surtout elle dégage un je ne sais quoi qui me fait sourire et danser. Elle s’adresse aux photographes, au public avec un anglais que je comprends (oh my God) et quelques formulations en français. Bref, je suis happée par sa générosité et son dynamisme. 


Le soleil décline, le temps d’aller boire un verre de rosé, car on ne se refait pas, et de discuter avec les gens, les gars. Le public est nombreux, l’ambiance est décontractée, peut être un peu trop pour certains, mais bon. J’avale une part de socca qui s’avère être délicieuse. 
Plus le temps de discuter avec ce monsieur qui vient depuis vingt ans au NJF et qui est un des rares à ne pas regretter Cimiez, et me voilà courrant pour écouter Jacob Banks que j’ai découvert cet après-midi, j’avoue. Sa voix me transcende, j’ai des frissons et non ce n’est pas la brise légère c’est l’effet kiss cool de cet homme qui me séduit. Je me verrais bien tranquillement installée au bord de l’eau avec un verre de rosé, mais voilà voilà, je peux pas, je joue plutôt des coudes avec le public qui s’est un peu rajeuni (pardon pour les fans de Neneh, mais faut être réaliste). 


Le temps passe trop vite vraiment, mon verre est vide, je me dois donc d’aller refaire les niveaux, et j’en profite pour faire un tour aux toilettes. Toilettes propres et où franchement si vous êtes un peu fatigué, vous pouvez squatté un wc car l’acoustique est excellente, si, si je vous assure. Mais attention, il faut bien choisir son algeco toilettes : les blancs à la droite de la scène Masséna. 


Petite pause dans le jardin Albert 1er, j’observe, je regarde et je pense à cette belle soirée, qui n’est pas terminée puisque le grand Nile Rodgers  & Chic est attendu. La place Masséna devient une fourmilière noire de monde. Le public est là très hétérogène : comprendre de 7 à 77 ans. C’est bon d’être le témoin d’une telle liesse. Ce mec là, dont je tairais l’âge, est un showman hors norme. Me voilà pas en train de danser, de me déhancher, un écocup à la main évidemment. P…. De soirée. Merci Monsieur Nile Rodgers de nous avoir autant ambiancé. 


Et ben, vous savez quoi, ce fut une soirée mémorable, joyeuse, qui fait du bien au moral et qui a réussi à lier tout un public d’horizons différents. La musique a ce pouvoir de réunir, que personne ne pourra contredire. 


A demain pour une nouvelle soirée où je vous conterai les toilettes sèches, et autres anecdotes…

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