… Lomepal au Palais Nikaia, by Rosalie

Rosalie est de retour, qu’on se le dise. Miss Paillettes, elle se repose un peu. En même temps, la programmation musicale actuelle est tendance Rosalie. Voila donc notre envoyée spéciale, en ce samedi soir, au Palais Nikaia pour écouter Lomepal, entre autres. Son assistante ne pouvait être là, c’est donc avec son assistant Rhumhein, qu’elle décide de se rendre en tramway pour cette soirée qui s’annonce un brin mélancolique. Enfin, c’est ce qu’elle pensait.

Comme pour Corneille, le choix du transport en commun me parait être la meilleure solution, surtout quand on n’a pas le permis comme moi. Se rendre au Palais Nikaia est un jeu d’enfants avec le tramway : ligne 1, ligne 2 direction CADAM et hop le tour est joué. Trajet d’une durée moyenne mais en ce samedi soir, entre le concert, le match de foot, le quai pullule de monde. Au premier coup d’oeil, on peut d’emblée savoir qui va où, j’avoue. Bref, me voilà avec Rhumhein, sur le quai, et nous ne le savons pas encore, mais nous allons vivre une expérience de vie unique, voire hors du temps. Premier constat : allons-nous à une soirée étudiante ou à un concert ? Nous nous prenons un coup de vieux en moins de dix secondes. Regards croisés, fou-rire 1. Deux jeunes gens, limite majeurs, sont face à nous. Debout, un sac plastique à la main. Ils en sortent sans aucune gêne, une bouteille de rhum, une bouteille de coca, et un seul verre. Et voilà qu’ils se servent des coups. Nouvelle génération. Et même pas ils proposent de partager. Fou-rire 2, malgré la consternation, avouons-le. Finalement, ils ont le sens de l’éducation puisqu’ils proposeront à Rhumhein de partager un verre. Moi, niet, aucune proposition, aucun partage. En simultané, à notre gauche le club des 4 jeunes filles qui à elles 4 doivent avoir 80 ans max. Maquillées, apprêtées, limite cagoles, elles sortent un Tupperware empli de space cakes. “Attention, je les ai un peu chargés” dira l’une d’entre elle… Fou-rire 3. Pas de partage par contre. Mais nous, nous nous demandons quelle est cette nouvelle génération, ce qui nous attend au concert…Bref, consternés, pris d’un rire nerveux de constater un choc de génération, faut se le dire. Nous pensions avoir tout vu, mais non, voyons. Deux jeunes filles montent, s’installent et la conversation du siècle “A 20% j’arrête de filmer” ??? Mais, oui la batterie du téléphone voyons. Parce que maintenant le concept du concert est que tu paies ta place pour filmer le concert… Fou-rire 4. Et puis ce moment magique de “Quelqu’un n’aurait pas un élastique pour mes cheveux ? “, et là oui dans le tramway tu peux te faire donner un élastique.. Rhumhein voudrait en demander un, mais vu son crâne chauve, ça va pas passer, et en même temps une jeune demoiselle frotte ses fesses contre son bras. Fou-rire 5. Bref, 20 minutes de tram et une expérience de vie complètement folle, mais qui nous aura bien fait rire.

Nous voici arrivés à destination. Un pincement au coeur. Gilbert. Pensées très émues. Se souvenir d’applaudir et de sourire car c’est ce qu’il aurait voulu. Traverser le parvis du Palais. Rejoindre Corinne, l’amie. Griller une clope tous les trois et parler de la vie. Apprendre que près de 9 000 personnes sont attendues. Narrer notre aventure tram. Se peler aussi. Omission du pull encore. Entrer dans le Palais. Se diriger vers le bar. Prendre peur en voyant les line-up. Croiser Fafa. Eviter de faire le line-up. Oui, ben on peut avoir quelques avantages quand même hein! Commander deux bières et un sandwich. Aller au coin fumeur. Attendre Thomas et Mini-princesse. Se peler encore. Griller une clope encore. Etre enfin tous les 4. Presque 20 heures. Déguster une gaufre et aller s’installer tout en haut de la salle, car du monde y en a, j’avoue. J’ai rarement vu le Nikaia aussi empli.

Première partie très rap. Je ne comprends pas toutes les paroles. Ça fait un peu saigner les oreilles de temps en temps mais les mecs assurent et surtout sont très énergiques. Attendre l’arrivée tant attendue de Lomepal, car nous sommes là pour lui quand même, non mais ! Rhumhein ne connait pas trop, voir pas du tout, l’artiste. Je lui avais dit c’est du rap un peu mélancolique, dépressif. Bon, j’ai pas toujours les bons termes mais faut dire que c’est un peu ça quand même.

21 heures : Lomepal arrive. A-t-il était sensible aux cris hystériques de ses fans ? Je ne sais, mais il est là, enfin. La scénographie est très étudiée, et cela va se confirmer tout le long du concert. Rien n’est laissé au hasard. Les jeux de lumière sont très agréables, très travaillés. Le public est pris de transes, non mais vraiment. Limite ça fait peur par moment. Ou est-ce le choc des générations ? What’s the question. Première chanson : difficile d’entendre Lomepal, le public chante à sa place. Vraiment. Mini-princesse connait toutes les paroles par coeur, et nous ? Ben non, donc on moove notre body. Les chansons s’enchaînent. Lomepal est parfois accompagné par d’autres rappeurs, dont je n’ai pas retenu les noms, j’avoue. Le public dont la moyenne d’âge atteint difficilement la majorité n’a de cesse de chanter. Je suis impressionnée. Mais là où je suis très surprise, et de manière fort agréable, c’est que le show est tout sauf mélancolique et/ou dépressif. Bien au contraire. Il se dégage une énergie, une vie, un bonheur de cette prestation. Vraiment. Moment calme. Lomepal reprend ses titres un peu plus doux. Idem, le public connait toutes les paroles. Lomepal articule très bien, la sono est parfaite, ainsi nous comprenons ce qui est chanté. Ce n’est pas donné à tout artiste comme je le disais pour Corneille.

Plus de 90 minutes de musique, de transes (pour la majorité), mais surtout une très belle découverte musicale. Cet homme là est tout sauf pâle. Une présence sur scène, de l’énergie, de très bonnes vibrations ressenties, une salle en joie, un moment hors du temps, des paroles fortes intéressantes, une interaction avec le public indéniable. Ce mec sait gérer près de 9 000 personnes au rythme de ses compositions. Ce mec est un génie, un mec de scène. Il fait partie de ses rares artistes que je préfère écouter en live. Cela se confirmera le lendemain. Je ne retrouve pas l’énergie à la seule écoute de ses albums, mais je garde en mémoire cette soirée. Il en sera de même pour Thomas et Rhumhein. Quant à la Mini-Princesse, elle a des étoiles dans les yeux, heureuse de ce samedi soir, et j’ai envie de dire : l’essentiel est là : nous avons partagé un moment de vie, la vraie vie.

Merci donc à B te parle de ce moment, mais surtout à Corinne, au Palais Nikaia, à Fafa, à Lomepal et à la vie.

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