Le livre qui rend heureux – Arthur Dreyfus – Flammarion

le livre qui rend heureux.jpg

 

Flammarion nous offre pour ce mercredi 12 octobre, non pas un livre, mais un objet manipulable constitué de mots, de phrases, de graphismes, de jeux d’écriture, de mise en page hors du commun, et surtout du bonheur qui nous rend heureux : une philosophie du bonheur. 

Arthur Dreyfus, dont le nom ne m’était pas inconnu, est entré hier soir dans mon univers, dans ma bibliothèque,  et m’a offert par sa plume un pur moment de quiétude, de bonheur, de questionnement(s) sur la vie, de bien-être, de zen attitude. 

Plume libre, plume en mouvement, plume fine, plume artistique, plume philosophique, plume narrative, plume mémoire du temps passé, telle est la plume d’Arthur.

L’éditeur, en quatrième de couverture, fait référence à un récit-mosaîque ou une promenade éclairée, et effectivement il s’agit bien de cela.

Cent-vingt-et-une pages de bonheur, d’introspection, de découverte, de réfléxions philosophiques. On referme le livre avec un sourire aux lévres, et notre vision du monde qui nous entoure est autre. Pages promenade dans un jardin, promenade dans les années 40, promenade philosophique, promenade existentielle sur la valeur des sentiments, sur la valeur que l’on veut bien donner à notre vie, à nos actes journaliers.

J’ai parcouru, lu “Le livre qui rend heureux” en quelques cent-vingt-minutes. Mes yeux attirés par la mise en page particulière et artistique (ce qui est très réussi), mon esprit envolé par quelques mots, mes lèvres allant à la rencontre de mes oreilles pour y dessiner un sourire, un sourire doux, heureux.

Des descriptions teintées de douceur, de quiétude pour des scènes de vie banales, mais qui au fond ne le sont pas. Rien n’est banal dans notre vie. Des petits riens qui font le grand bonheur de notre existence. 

La gentillesse sincère m’a particulièrement interpellée, et suis ravie de lire que l’auteur croit encore aux gens gentils, profondément gentils, car oui cela existe.

J’ai refermé ce livre, en sachant pertinemment que je le ré-ouvrirai dans peu de temps, en me disant qu’effectivement par moments, nous interprétons les faits selon un seul point de vue, le nôtre. Nous ne nous posons pas les “bonnes” questions, et si nos yeux prenaient une autre direction, nos réflexions aussi, alors des petites contradictions pourraient devenir des petits bonheurs.

Trois phrases ont retenu toute mon attention :

  1. on est heureux quand on apprend : est-ce pour cela que je suis toujours dans la quête d’apprendre, et que mon métier est d’apprendre à autrui ?
  2. réhabiliter la vertu de gentillesse : merci Arthur, car être gentil de nos jours paraît suspect, je suis bien placée pour en parler.
  3. une interprétation est toujours erronée : cette phrase résonne en moi, et je vais tenter de cesser d’interpréter. 

Arthur, n’ayez pas de scrupules à écrire sur le bonheur, vous y parvenez divinement bien. Merci pour ce doux moment partagé, et pour les autres à venir, car il est évident que ce “Livre qui rend heureux” ne sera pas fermé pour toujours, et que je prendrai un très grand plaisir à le relire, à le parcourir ici et là.

Il est de ces rares livres qui amènent le lecteur à réflechir, à penser, à se questionner et à changer son regard sur l’autre, sur lui-même, sur le monde qui l’entoure. Profitons de chaque instant, sourions et ayons des projets, car là est la clé du bonheur : avoir un projet.