Festival du Livre de Nice – Jour 1

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L’inauguration est pour le vendredi après-midi à 14 heures 30, suivie de la remise du prix Nice Baie des Anges. Mais je ne peux résister à aller faire un tour dès le matin, histoire de repérer les emplacements des auteurs, et d’être comme une enfant devant ses cadeaux de Noël, à savoir trépignante d’impatience. Nathalie m’accompagne donc en cette matinée, et je l’accompagne aussi. C’est ça l’amitié, l’accompagnement mutuel. 

Marc Magro est déjà en place, David Foenkinos dort à l’hôtel…, et quelques uns sont là. La chaleur pèse lourd, et chaque pas annonce l’arrivée de sueurs. Il fait trop chaud, mais nous causons avec Marc, cet auteur devenu ami, cet auteur humain et agréable, toujours le mot qui faut, toujours la joie d’être là. 

Petite pause, histoire de s’hydrater, à l’ombre d’un parasol sur la place du Palais de Justice. Nous croisons quelques visages connus, quelques-uns viennent même à notre terrasse histoire de parler un peu, ou tout simplement par politesse pour dire bonjour. Nous, Nathalie et moi, sommes touchés par ces témoignages d’amitié. Même David Foenkinos nous lancera un “Salut les filles, à toute à l’heure”, sourire aux lèvres. 

Il est l’heure de retrouver Mélodie, Yannick, Anna, Aurore..Bref une petite bande bien sympathique de gens simples et qui ont pour point commun : la littérature. 

L’heure de l’inauguration a sonné. Deux diabolos menthe et un panaché blanc dans le ventre (nous avons oublié de manger), nous nous rendons à l’inauguration qui se tient à quelques pas de là. 

La dame à la robe rouge de la veille (voir chronique précédente),est là. Elle a troqué sa belle robe contre une jupe orange transparente histoire d’émoustiller les hommes présents. Ah cette américaine est unique. 

Après 45 minutes d’attente, et donc de retard, Monsieur Estrosi arrive accompagné de Monsieur Ciotti et de l’ensemble des jurys professionnels du prix Nice Baie des Anges. Nous notons l’absence des jurés dont nous faisions partie avec Mélodie. Et puis, la présence de cet homme extraordinaire qu’est Edgar Morin, âgé de 92 printemps. Il a la forme, le sourire, les mots, la présence. 

Nice illumine les hivers d’Edgar. 

Une foule de photographes, des lapsus de Franz-Olivier Giesbert, Sylvain Tesson (lauréat du Prix Nice Baie des Anges) et son discours humoristique et vrai, Montaigne l’ancêtre d’Edgar, un public âgé, le soleil qui brûle nos têtes et nos bras, tout y est pour passer un agréable moment. 

Monsieur Estrosi a donné ses lettres de noblesse au Festival du Livre, créé par Raoul Mille, figure emblématique niçoise, parti trop tôt rejoindre son ami Nucéra. Un vibrant hommage est offert à Raoul Mille. Sa veuve en est émue. 

Raoul Mille, Festival du Livre de NiceRaoul Mille

Un doux moment qui me permet aussi d’apprendre, et donc de vous annoncer, que Nice se dote après les vélos bleus, les chaises bleues, les autos bleues, de cabanes bleues. 

Les cabanes bleues, qu’est-ce ? Simplement des cabanes pour bronzer “intelligent”, un lieu de prêt de livres pour l’été. Le livre est une arme, ne l’oublions pas. Une arme pour se détendre, pour apprendre, pour vivre, pour voyager, pour rêver… 

Il est temps pour nous de flâner dans les allées. Tout raconter dans le détail n’aurait que peu d’intérêt, mais que de rencontres !

Gwendoline Hamon et Charlotte Valandrey , heureuses de se retrouver, souriantes et disponibles. 

Christine Baron, touchante et accueillante. Christine qui me fait l’honneur de citer mon blog sur son stand. 

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Didier van Cauwelaert toujours aussi souriant et à l’écoute. Didier et son  humour et sa joie de vivre. 

Cette auteur-journaliste, amie sur FB, jamais rencontrée, mais qui est là en face de moi. Vive Photoshop, et vive la vraie vie, car elle dévoile alors sa personnalité et la déception est grande, quoique…

Emilie de Turckheim accueillante et joyeuse. 

David Foenkinos en pleine forme et qui se plie au jeu des photos. 

David Foenkinos, Festival du Livre

Patrick, mon libraire, en place, décontracté et lui aussi très accueillant. 

Monsieur Laheurte, écrivain niçois mais qui a été mon patron à la Fac de Nice lorsque j’étais responsable du programme Erasmus. Cet homme qui m’a connue bébé et qui se souvient de ma mère et de ma grand-mère. 

Sylvain Tesson à l’écoute, dans l’échange verbal, simple comme toujours. 

Irène Frain rayonnante. 

Huguette de Scènes de Ménage (Marion Game) en pleine forme même si ici il fait lourd comme elle dit, qui nous conte les secrets de son couple qui dure. 

Maud Tabachnick, égale à elle-même avec qui la discussion est vive, et oh combien intéressante entre statuts de fonctionnaires et vie en Afrique. 

Cet auteur qui tente de vendre son livre, mais rien n’attire. Ni l’auteur, ni le livre, ni la quatrième de couverture que nous lisons quand même. 

Franck Balandier et enfin la vraie rencontre, adieu le virtuel. 

Aurélie de Gubernatis, toujours aussi souriante qui signe avec plaisir ses œuvres. 

Bernard Pasquito, journaliste et biographe. 

Et puis Christian Giraud, sans qui tout cela ne serait pas, car il est l’homme de l’ombre, celui qui organise ce merveilleux Festival du Livre de Nice, celui qui m’offre le sésame pour déjeuner avec les auteurs demain. Un festival 2014 qui va me réserver de sacrées surprises pour demain et de belles émotions. 

A suivre….