… de cette expérience folle : le confinement (1)

Titre de l’article peu créatif, absolument pas poétique, et pourtant j’ai tenté, mais pas réussi. En même temps c’est une réalité pour un grand nombre d’entre nous.

Mars 2020 : je dîne en terrasse. Terrasse de la brasserie se trouvant à 3 minutes, montre en main, de l’hôpital où séjourne mon ado. Comme tous les soirs depuis 5 jours, je commande une pression, un carpaccio. Ce soir je m’autorise une mousse au chocolat. j’ai 45 minutes pour dîner, souffler un peu mais surtout respirer l’air pour m’évader de cette chambre de réa pédiatrique.

Je déguste ma mousse au chocolat donc, et vlan, la nouvelle tombe : dès demain fermeture des bars, des restaus, de je ne sais quoi encore. P…. de virus. Non content de nous terroriser, de tuer, d’épuiser le personnel exerçant en milieu hospitalier, voilà qu’il a décidé de s’en prendre aux commerçants (dans leur majorité) et de nous priver de vie sociale.

Multitude de pensées en moi. Je ne comprends pas tout, faut dire que mes capacités cognitives sont quelque peu atteintes ces derniers jours (rapport à l’ado). Mais, où-vais-je manger le soir ? Comment vont vivre mes amis, mes potes qui sont touchés par cette interdiction ? Comment vais-je m’organiser? Où en-est ma commande Ikea ? Où vais-je trouver un pyjama pour l’ado ? Nos politiques oeuvrent dans quel sens, pourquoi une telle décision ? Et le sport, je vais faire comment ? Il a quelle tête ce Corona ? Les ami(e)s, je les vois quand ? Bref une kyrielle de questions autant égoïstes que générales. Nous sommes le 16 mars, et en même temps ma priorité est autre : ma fille hospitalisée.

17 Mars : pyjama trouvé, Ikea livrée, Kinder check. Ca va aller en fait. J’assimile les possibles et les interdits. Pas si difficile. Mon début de confinement est vivable, voire appréciable. Je navigue, avec parcimonie, entre l’hôpital et mon domicile avec toutes les précautions. Bon certes, un café en terrasse au soleil me ferait du bien mais y a plus grave, tels les quelques citoyens qui n’ont pas tout compris, ceux qui prennent des risques tous les jours, ceux qui sont hospitalisés (pout toute raison)…

26 Mars (de mémoire) : retour au domicile avec l’ado. Confinement chez maman d’un commun accord avec le papa. Là commence réellement mon expérience folle : le confinement. J’ai du retard, j’avoue. Moi qui suis plutôt en avance, sur ce coup-là : raté !

Structurer les journées, donc planning. Ranger les affaires des vacances (pas eu le temps), réaménager l’appart, traiter la paperasse, monter les meubles Ikea, courses… Inclure les soins de l’ado, les sorties pour la chienne, les médocs à prendre à la pharmacie, trouver des coquillettes pour l’ado. Planning chargé mais organisé. Les journées vont être longues, prendre en compte les paramètres de fatigue de l’ado (et de moi-même en option).

Comme une grande majorité d’entres nous, j’ai cuisiné : moments de partage, plaisir de “faire”. Mais franchement, cuisiner trois fois par jour induit trois vaisselles à la main, x nettoyages de la cuisine, comme si je recevais un régiment à la maison. Bref, nous cuisinons, nous pâtissons et par conséquence, ben on fait un peu de sport sinon à ce rythme là on va doubler de volume. Donc un peu de cardio et de muscu dans le salon, très souvent pas en tenue de sport, qu’on se le dise. Quoi ? Vous n’avez jamais fait du sport en pyjama durant ce confinement ? Je ne vous crois pas.

Dans la catégorie sport, ne pas omettre le montage de meubles Ikea. Cela entraîne inévitablement du désordre, de la poussière, donc on nettoie, on astique. Non pas que l’on soit maniaque, mais cette tâche brune sur la plinthe de l’angle du mur derrière le lit, faut bien l’enlever non ? Elle résiste, l’affreuse. Ok, ma petite. Coton tige, vinaigre blanc, bicarbonate de soude et hop hop plus de tâche. Et même traitement pour toutes les plinthes, même si elles n’ont pas de tâches. Et admirer chaque jour ses plinthes si blanches, si propres. Idem pour les prises électriques par ailleurs. Non je ne suis pas hypermaniaque, j’entretiens mon intérieur.

Voici une semaine que nous sommes confinées, et je suis en passe de devenir une Bree Van de Kamp option infirmière en devenir.

A demain pour la suite…

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