Attention au scorpion – André Boris – Flammarion

André Boris, Guillaume Robert, Flammarion, Barbara Israel, roman, signe astrologique, scorpion, littérature

 

Le deuxième opus d’André Boris est enfin paru, aux éditions Flammarion, ce mercredi 14 septembre. Après le fabuleux “Méfiez-vous de la vierge”, nous voici transportés au pays de la reine Scorpion, ascendant scorpion.

Un roman qui ne pouvait rester sans être lu par la lectrice que je suis, qui est :

1) scorpion ascendant scorpion

2) admiratrice d’André Boris

3) Fidèle lectrice depuis maintenant deux ans de Barbara Israêl

4) Fan et admiratrice de Guillaume Robert

Il va s’en dire que cette première chronique sur ce roman n’est peut être pas très objective, à la lecture de mon état énoncé ci-dessus, mais il en est ainsi, et j’y reviendrais un peu plus tard.

Première surprise, Jérémie et Charlotte sont au rendez-vous dans ce deuxième “volet”. Je pensais que chaque roman serait indépendant, mais que nenni, nous retrouvons ici, pour quelques pages, nos héros de “Méfiez-vous de la vierge”. Le monde est petit, faut dire ! Tout le monde se connait par l’intermédiaire d’untel ou untel…

Julie, scorpionne, psychanalyste rencontre Guillaume par le biais de son meilleur ami. Une aventure humaine s’en suit donc. On y découvre alors la relation amoureuse d’une femme scorpion avec un homme plus jeune qu’elle mais très attachant. Je pourrais vous raconter l’histoire de ce roman, mais j’ai décidé d’en faire autrement pour ce livre et pour le moment !

Je vous parlerai de la plume d’André, et dirais qu’il faut se méfier de cet auteur. Sous un aspect léger, il n’en est rien. André possède un don d’écriture de part son vocabulaire riche (j’ai du prendre mon dictionnaire quelque fois), par une plume fluide, légère qui a une spécialité : décrire le moindre sentiment, le moindre endroit parisien avec  justesse, et finesse. Ses personnages sont délicats, malmenés parfois, écorchés vifs aussi, mais attachants, tous le sont. Les phrases sont courtes, concises, les mots se révèlent parfois cru mais miroir de la réalité quotidienne dans le rapport à l’autre. 

André relève un défi, à mon sens. Prendre des personnages quelconques, des lieux quelconques, des situations quelconques, une thématique légère pour beaucoup “l’astrologie”, mais sa mixture finale en est un roman doux amer, un roman où l’on se retrouve que l’on soit scorpion, ami(e) de scorpion. Un roman, où  il faut savoir lire entre les lignes, analyser les mots, les tournures, les situations pour comprendre le message. Ce n’est pas si léger que cela la prose d‘André Boris

Lors de la lecture du premier roman, j’avais été frappé par le romantisme de l’auteur, on le retrouve aussi ici. La douceur est présente, les attentions, le romantisme est présent, décrit avec subtilité.

Ma première lecture a été quelque peu difficile car je tentais de me retrouver dans le caractère de Julie, et oui je m’y suis retrouvée plus d’une fois, et il est alors difficile de se détacher pour lire avec objectivité. Alors je reprendrais la lecture intégrale de ce roman d’ici quelques semaines. Mais une chose est sûre, André est doué, André est un auteur qui a du talent, et un grand talent.

 

Au delà de l’aspect littéraire, cette idée de douze romans sur les signes astrologiques est en train de contaminer mes amis, amies. Après leur avoir prêté, et/ou offert “Méfiez-vous de la vierge” ou “Attention au scorpion”, on me téléphone en me disant “Bérangère, il sort quand le livre sur le lion, le sagittaire…”

André vous êtes en train de créer l’attente chez les lecteurs, alors hop hop au boulot, y a dix signes astrologiques qui vous attendent et moi je n’en peux plus de leur répondre “Je sais pas”. 

Guillaume, encore merci de nous faire découvrir de jeunes auteurs talentueux

Barbara, je ne peux que vous dire merci